Les conséquences des taux négatifs

Taux négatifs conséquences - Investisseur Malin

Les conséquences des taux négatifs sont au nombre de 2. De nos jours, c’est une question que l’on peut se poser de plus en plus. Que nous annoncent les banques quant aux taux négatifs ?

Taux négatifs : conséquences et réactions

Il faut savoir qu’il y a de plus en plus de prêts à taux négatifs. On en est à environ 15 trillions de dollars. Ce qui représente quasiment les trois quarts du PIB Américain.

Au Danemark,il y a eu récemment la première banque qui a lancé des prêts immobiliers à taux négatifs. Avec un taux de -0,5% par an. On n’a jamais pu observer jusqu’ici les conséquences de ses taux négatifs.

On ne sait pas où tout ça va nous mener sur le long terme. Mais on peut se poser les bonnes questions. Commençons maintenant.

Est-ce que le chiffre du taux zéro a une importance ? Est-ce qu’on pourra à l’avenir relancer des économies par des taux à -2%, -4% ou -5% ? Ou est-ce que cela représente une barrière réelle infranchissable ?

Je pense que le seuil du 0% est infranchissable ou alors légèrement négatif avec du -0,5 ou -1% grand maximum. À la limite, c’est envisageable pour un gros investisseur qui voudrait mettre son argent dans une banque en échange d’une relative sécurité, au lieu d’être contraint de tout retirer du système.

Mais si les taux passent à -5 ou -6%, sur le long terme, il faut s’attendre à ce que personne ou presque ne laisse ses sous en banque. Les épargnants seront tentés de retirer tout leur argent pour le cacher quelque part, plutôt que de le laisser en banque et perdre du capital à cause du taux négatif.

C’est pour ça que je pense que le taux 0 est (quasi) infranchissable, en tout cas sur le long terme !

Si les politiques acceptent de mettre en place des taux négatifs pour relancer l’économie, ils mettent en danger le principe même du système et les banques du pays en question.

RAPPEL : quel est le but d’une banque ?

Il faut bien comprendre que le métier d’une banque consiste à emprunter sur le marché à court terme ou à utiliser les dépôts des clients pour prêter à des taux beaucoup plus élevés sur le long terme.

Ainsi, les banques gagnent de l’argent grâce à l’écart entre le taux bas de l’argent empruntée et le taux élevé de l’argent qu’elle va prêter ensuite.

Si les taux deviennent négatifs ou égal à 0 partout, alors la banque ne pourra plus exercer son métier normalement.

Elle sera obligé de prêter à des emprunteurs à risque pour maintenir ses profits. Par conséquent, la banque sera mise en difficulté à chaque retournement de conjoncture économique.

Dans le même temps, la banque devra aussi imposer des taux fortement négatifs à ses déposants, comme du -3 ou -4% sur les comptes de ses clients, afin de maintenir des marges en prêtant à 0% ensuite.

Comment s’en sortir seul ?

La meilleure solution pour s’en sortir n’est pas uniquement de choisir une banque solide ou une monnaie solide.

Parce qu’une fois que les états auront engagé leur stratégie de distribution d’argent sur la population (à travers différentes aides, chômage, revenu universel, etc.), ces derniers s’exposent aux risques de détruire leurs propre monnaie et même l’ensemble de leur système financier.

Et tous les pays occidentaux (y compris le Japon) sont concernés. Donc il n’y aura pas de refuge en cas de problème dans cette zone du monde.

La chose la plus importante à retenir est la chronologie des différentes parties de la crise à venir.

Il s’agit de savoir bien gérer des positions baissières sur les marchés pour gagner la phase déflationniste de la crise. Et donc s’enrichir en surfant sur la baisse.

Et aussi, identifier à temps à quel moment le basculement va se faire vers la mise en danger des monnaies papier et la phase hyper inflationniste.

Pour ensuite adapter sa stratégie en fonction de l’avancement de la crise. En gros, se débancariser et choisir une devise montante alternative, mais au bon moment et après en avoir profité.

C’est tout ce qu’il y a à savoir concernant les taux négatifs et comment s’en sortir à l’échelle personnelle.

Amicalement,
L’investisseur Malin

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