L’augmentation des achats de dette d’Etat par les banques suscite des inquiétudes

Qu’est-ce qu’il se passe ?

 

Est-ce le retour de la « doom loop », ce cercle vicieux qui lie la valorisation de la dette d’un Etat et la solidité de ses banques ? C’est en tout cas un sujet qui préoccupe S & P Global Ratings. L’agence de notation a constaté que, depuis le début de la crise du coronavirus, les banques européennes ont augmenté leur détention d’obligations émises par leur propre pays de près de 210 milliards d’euros. 

 

Qu’est-ce que ça veut dire ?

 

Soit une hausse de 15 % entre février et fin juin 2020, une progression trois fois plus rapide que l’an dernier à la même époque. Leur portefeuille global d’obligations souveraines atteint désormais 1.600 milliards d’euros. En achetant massivement la dette de leur Etat, les banques augmentent leur sensibilité à tout changement de valorisation. En cas de difficultés économiques, si les obligations souveraines de leur pays sont attaquées, leur baisse de valeur fragilise les banques qui les détiennent. Au risque de provoquer une crise du financement susceptible en retour d’aggraver les difficultés économiques.

 

Qu’est-ce que ça change pour moi ?

 

Les économistes s’inquiètent donc de cette proximité entre banques et dettes souveraines. D’une part, cela donne aux banques un pouvoir énorme puisque détenant la plupart des dettes étatiques, les banques deviennent des institutions à protéger quoiqu’il arrive. Un privilège qui peut les laisser, comme en 2008, s’abandonner à des pratiques douteuses et néfastes pour l’économie.  💥💥

 

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La collecte du livret A continue sa folle chevauchée 

 

Qu’est-ce qu’il se passe ?

 

À en croire les données de la Caisse des dépôts, les Français ne sont pas près de dépenser leur épargne pour participer à la relance. En août, la collecte du livret A et livret de développement durable et solidaire est de nouveau repartie à la hausse, après plusieurs mois de baisse progressive.

 

Qu’est-ce que ça veut dire ?


Ces deux produits ont récolté 2,85 milliards d’euros, contre 2,49 milliards d’euros le mois précédent. Dans le détail, le livret A a reçu 2,25 milliards d’euros, contre 600 millions d’euros pour le LDDS. Inquiets de la situation économique et sanitaire, les Français adoptent de plus en plus une attitude de «fourmis» : depuis début 2020, les dépôts nets sur les livrets A ont atteint 24,5 milliards d’euros, contre un peu moins de 7 milliards d’euros sur les LDDS, soit un total de plus de 31 milliards d’euros mis de côté en huit mois. 

Qu’est-ce que ça change pour moi ?

 

Le gouvernement s’inquiète de cette tendance. Il espère voir l’épargne réinvestie dans l’économie pour pouvoir relancer la croissance tant désirée. Les français vont-ils écouter leurs désirs? Rien n’est moins sûr… 💸💸

 

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Face à la Chine, un Occident impuissant 

 

Qu’est-ce qu’il se passe ?

 

Il y a vingt ans, lors de son accession à l‘Organisation mondiale du commerce fin 2001, la Chine était un marché. Puis elle est devenue un concurrent, dont la modernité a éclaté aux yeux du monde lors des Jeux olympiques de 2008. Enfin, depuis l’arrivée de Xi Jinping au pouvoir en 2012, elle se pose en rival. Elle devient la crainte de l’Occident… 

 

Qu’est-ce que ça veut dire ?


Les tensions actuelles autour de Taïwan le prouvent : Pékin peut désormais affirmer ne pas redouter un conflit armé avec les Etats-Unis. Mieux, elle pourrait être le seul pays du G20 à connaître une croissance positive cette année : elle était de 3,2% au deuxième trimestre. Son ascension semble irréversible, quoiqu’en dise Donald Trump. 

 

Qu’est-ce que ça change pour moi ?

 

Le rêve de Xi-Jinping de faire de la Chine la première puissance mondiale en 2049 va-t-il devenir réalité ? Quelle place l’Europe prendra-t-elle dans ce nouveau système économique ? Le multilatéralisme que nous revendiquons depuis des décennies n’est-il pas mollasson et ridicule devant des puissances aux ambitions démesurées comme la Chine et la Russie ?  🥟🥟

 

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